Salle de gymnastique Pilates, à Nantes.
Maîtrise d’ouvrage privée.
Surface utile : 140 m2
Montant des travaux d’architecture : 117 000 Euros HT
Livraison juin 2006
Yves est prof de gymnastique Pilates à Paris, il veut ouvrir sa propre salle à Nantes où il vient d’acheter un local dans une petite rue étroite proche du centre.
Pratiquant une gymnastique douce fondée sur les postures du corps et la respiration, Yves projette une ambiance et des matériaux en accord avec cette pratique, et une construction réalisée dans une logique écologique. Ce contexte et les contraintes budgétaires conduisent à privilégier des matériaux et dispositifs simples aux installations techniques complexes.
Le projet commence avec la redécouverte du bâtiment existant : les sols et les murs sont débarrassés des couches qui les recouvrent, laissant apparaître le beau volume d’une ancienne manufacture de coton, aux murs de pierre et charpente bois.



La lumière entre dans ce local profond et orienté Nord grâce à l’ouverture des fenêtres de toit, et les deux niveaux sont organisés autour de la pratique du Pilates :
le rez-de-chaussée est dédié aux machines et l’étage au travail au sol. Le choix des matériaux affirme ce contraste des niveaux : l’étage garde ses murs en pierre, le rez-de-chaussée voit son mur existant en parpaing entièrement doublé de panneaux de contre-plaqué de bois clair, choisi dans les entrepôts du port de Nantes. L’étage et l’escalier sont cloisonnés de polycarbonate ondulé transparent, protégeant de la vue mais diffusant la lumière. L’ensemble est isolé en chanvre, la couverture en cellulose.


Entre les deux niveaux, un espace supplémentaire vient s’intercaler, sans affectation précise et non prévu au programme : une mezzanine, cloisonnée de polycarbonate ondulé, qui enrichit les hauteurs et les transparences. De taille relativement réduite, elle fonctionne comme une respiration, une pause entre les deux étages, une transition entre le rythme des machines et le calme du tapis, entre l’ouverture sur la rue au rez-de-chaussée et l’intimité de l’étage. « Case sans titre » du projet, entre-deux non spectaculaire, la mezzanine suffit à faire déborder la salle de sa stricte fonction et à donner de l’élasticité à l’espace.
