8 logements-ateliers, à Turquant (49).
Maîtrise d’ouvrage : Parc Naturel Régional Loire-Anjou-Touraine
Concours d’idée «Les maison passives Ligériennes»
Programme : 8 logements-ateliers dont: 3 T2, 3 T3, 2T4
Montant de travaux : 149 200 euros HT pour un T4
Non retenu
Le projet se laisse guider par la topographie, et profite de la forte déclivité du talus pour enfouir les logements et les ouvrir largement sur les prairies. Cette implantation, réinterprétation contemporaine de la typologie des troglodytes, préserve toute la visibilité du village des artisans d’art, et offre aux logements des vues généreuses sur le paysage.
Elle permet par ailleurs de tirer parti de l’inertie de la terre pour compenser thermiquement l’exposition Nord-Est du terrain. Chaque logement est conçu comme la déclinaison d’une entité simple et autonome, qui s’adapte et s’infléchit au gré de sa localisation sur le talus.




Cette installation préserve les vis-à-vis et l’intimité de chacun, et permet au projet d’évoluer au rythme de la stratégie foncière de la commune, et d’échelonner les constructions au fur et à mesure des acquisitions.
Les ateliers se signalent comme des volumes de petite échelle émergeant des logements, reprenant les éléments typologiques du bâti présent sur la rue haute. Cette distinction entre logements et ateliers multiplie les possibilités d’usage, et profite de la topographie pour offrir une double réponse urbaine : les ateliers s’ouvrent sur l’espace public de la rue haute et participent à son animation sans influer sur l’espace privé des logements.
La traversée du talus est assurée par 3 circulations publiques verticales, et une quatrième logée dans la maison existante à l’entrée du village, qui forme déjà lien entre les bas et les hauts. Elles sont conçues comme des évènements ponctuels émergeant en porte-à-faux sur la rue, telles des « folies » ponctuant le parcours du site, clairement distinctes des logements.
Ces liaisons jouent ainsi le rôle de « signal urbain » et permettent de valoriser et mettre en scène le village d’artisans d’art. Un cheminement piéton est aménagé sur la rue du duc d’Anjou le long des prairies, qui permet de réserver le bas du talus aux espaces privés des logements.

Les logements
Chacun présente une largeur intérieure de 4 mètres correspondant à la largeur minimale du talus. Les toitures jardins offrent des terrasses entourées d’un simple garde-corps qui contribuent à fondre le bâti dans le paysage. Chaque logement est vitré sur toute sa façade nord, et préservé des vues latérales grâce à des ailettes de bois. Le volume émergeant de l’atelier permet de créer un shed en toiture, qui apporte la lumière d’est au logement et lui permet de bénéficier d’une double hauteur. Ce shed permet également de tirer profit de l’inertie thermique et du déphasage offert par la paroi de béton qui sépare le logement de l’atelier.
Les ateliers
Ils sont conçus comme de petits volumes en bois indépendant des logements, ouverts à l’ouest et au sud, isolés de façon classique pour en minimiser les coûts, mais formant « espace tampon » isolant pour les logements.
Cette indépendance permet d’en diversifier les usages : c’est une pièce en plus, qui peut servir d’atelier mais aussi d’abri de jardin ou de terrasse couverte, de chambre d’amis, de pièce louée à un tiers, de location saisonnière, etc… A cette diversité des usages possibles s’ajoute la diversité proposée dans la façon d’habiter son logement : entre les deux entités peuvent se développer des flux et des temporalités variées. A l’échelle urbaine, cette disposition permet aux ateliers de bénéficier de la circulation publique rue haute sans affecter les logements, et de mutualiser les traversées publiques des bas vers les hauts.


