Réinterprétation et extension et d’une Mancelle.
Concours d’idées – CAUE de la Sarthe – Festival ‘Petites Machines à Habiter’ saison-2004-2005.
Collaboration avec L. Godefroy et C. Foulon
Montant de travaux : 35 000 euros HT
Projet lauréat
« Dans l’espace français, les entreprises qui augmentent leur productivité sont celles qui, tout en conservant un siège parisien, se sont installées en périphérie, où les emplois, le foncier et l’immobilier sont moins chers.»
La ville franchisée, David Mangin, éd. De la Villette.

L’étude des phénomènes de pré-urbanisation ou de densification urbaine est liée, en partie, à cette ville contemporaine qui devient une plate-forme
servant les besoins logistiques des secteurs d’activité pour lesquelles elles se prêtent géographiquement et politiquement.
A l’origine la mancelle offrait la possibilité aux ouvriers d’acquérir un logement doté d’une parcelle de terre cultivable.
Cet habitat populaire est considéré dans ce projet comme la première matière recyclable pour articuler de nouveaux usages.
En l’ajustant aux besoins contemporains dans le temps et dans l’espace la mancelle devient un lieu de multitude.

De la famille du Mans aux déplacements quotidiens dans le centre ville, aux « célibataires géographiques »
qui rentrent au foyer quelques jours par semaine, au promoteur désireux d’investir, à l’octogénaire qui souhaite
rentabiliser une partie de son logement ou encore aux étudiants qui ont des moyens limités pour se loger,
se projet s’adresse aux mobilités urbaines.

Le mur programme:
Il participe des destinations d’usages possibles que peut avoir, in fine, une mancelle.
Le parti d’accorder une attention particulière à la réorganisation intérieure tient du potentiel
de la matière construite à être articulée autour d’un noyau générique, un mur.

Il se caractérise par la possibilité d’une production en série, son positionnement détermine les escaliers et les ouvertures.
Pour chaque scénario développé, il s’épaissit selon la répartition désirée par le commanditaire.
Nous dégageons de ce projet plusieurs ajustements possibles de la mancelle aux besoins contemporains.
Les familles avec plusieurs enfants qui veulent trouver dans la maison des lieux de rencontres quotidiennes et des espaces où s’isoler.
Nous trouvons aussi le « célibataire géographique » qui travaille deux tiers de la semaine à Paris et retrouve son foyer le week-end.
Il peut investir le budget de 35 000 euros dans une chambre d’appoint sur Paris qui deviendra l’extension de la mancelle.
Nous envisageons des solutions de rentabilisation d’un patrimoine immobilier.
La division d’une mancelle peut créer des locations adaptées aux budgets des étudiants et/ou au désir de partage de l’espace d’une personne âgée.
Le mur Limite:
En passant de l’intérieur de la mancelle au jardin, le mur n’est plus un nœud d’articulation des usages mais
devient à nouveau le mur qui délimite, le mur qui sépare, le mur qui cache pour laisser découvrir ensuite.

Ouvrir les murs de cerclage de parcelle pour en mutualiser les usages, rendre l’intime aux jardins, inciter aux terrasses partagées, le projet s’appuie sur la simultanéité de la privatisation et de la mise en commun du patrimoine territorial.