accueil périscolaire et salle d’arts-plastiques, Saint Agathon.
Maîtrise d’ouvrage: Mairie de Saint Agathon.
Économiste : CDLP – Fluides : Armor Ingénierie – Structure : BSO
SHON : 324 m2
Montant des travaux d’architecture : 435 000 Euros HT
Livraison octobre 2011
Ce projet décroché lors d’un oral est le premier marché public de l’agence. Il s’agit de réaliser un équipement municipal regroupant une salle d’accueil périscolaire et une salle d’arts plastiques, dans une petite commune (2000 habitants) à la périphérie de Guinguamp, sur une parcelle située dans le bourg entre l’école élémentaire et l’école maternelle.
Nous choisissons de diviser l’équipement en deux bâtiments reliés par une coursive, orientés Est-Ouest, pour que chacun profite de la lumière du matin et du soir et de l’ouverture sur le paysage.



Grâce au décalage de l’un par rapport à l’autre, un préau est dégagé à l’entrée, et l’entre-deux est élargi aux dimensions d’un jardin d’hiver.Les deux salles s’augmentent d’une extension semi-extérieure, centrale et commune, où les activités peuvent se développer une partie de l’année hors des locaux principaux.



A l’origine, les deux bâtiments sont bardés de bois sur toutes les façades , et les hauteurs donnent une ampleur à l’équipement qui est un enjeu important pour la commune.
Le budget vient perturber ce scénario et nous placer devant un choix : sacrifier le jardin d’hiver, qui augmente les possibilités d’usage mais n’est pas indispensable à l’équipement, ou diminuer les hauteurs, qui enrichissent les perceptions mais n’apportent pas d’usage supplémentaire. Entre plus-value architecturale et enrichissement spatial, le choix est difficile mais tranché en faveur du jardin d’hiver.

Ce mouvement s’accentue avec la nécessité de remplacer le bois par un matériau plus économique : le bac acier. Pour perturber son usage standard, ce matériau est employé radicalement, sur tout le bâtiment, toitures comprises. Seules les façades intérieures sont laissées en bois, accentuant une autre logique du bâtiment : celle du jardin d’hiver, du creux intime chaleureux à l’intérieur de l’enveloppe d’acier sombre.


A défaut des hauteurs, la sophistication trouve alors à se loger ailleurs : dans la teinte subtile de laquage métallisé de l’acier, dans le grand dessin sérigraphié qui singularise la façade principale, commandé à l’artiste contemporaine Virginie Barré.
